Les Amazones d'Afrique

Elles sont huit, huit reines de la musique africaine. Elles se sont réunies au tour de ce qu’elles ont appelé « les Amazones d’Afrique« , et se donnent pour mission de chanter pour dénoncer les violences faites aux femmes. Les Amazones viennent de mettre sur le marché leur premier opus, « République Amazone« .

A l’origine du projet, les trois divas maliennes Oumou Sangaré, Mamani Keita et Mariam Doumbia (du duo Amadou & Mariam). « Nous voulons que le monde entier soit à l’écoute. Nous sommes écœurées de voir les femmes souffrir de la violence. Dans le cercle familial, dans les zones de conflits, nous voulons que ces pratiques cessent. Nous sommes unies pour aider les femmes à aller de l’avant », affirment nos divas, qui ont élargi le collectif et s’est enrichi d’autres grands noms venus du Bénin, du Gabon et du Nigéria.

Les Amazones, c’est, Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo, Nneka, Mariam Koné, Mouneissa Tandina, Pamela Badjogo. « Ce n’est pas une guerre contre les hommes que nous faisons. D’ailleurs, nous invitons les hommes à lutter pour nous, à lutter avec nous », explique Mariam Koné. « En tant que femme musicienne ou chanteuse, on a deux fois plus de choses à prouver. On se bat au quotidien pour notre condition de femme à la maison et dans notre travail, pour qu’on nous écoute ! » Renchérit-elle. De son côté Mamani Keita rappelle tristement que «le viol est utilisé comme arme de guerre dans certaines zones de conflits. Résultat: les hommes détruisent les femmes».

« République Amazone », leur premier opus, est une sorte de manifeste en ce sens. Mais avant, « I play the Kora », single où les Amazones jouent au Kora, se veut un symbole où elles démontrent que même cet instrument populaire d’Afrique de l’Ouest peut aussi être joué par les femmes.