Ligue des champions : doublé et qualification pour Sadio Mané, Koulibaly en Europa League, Diao Baldé humilié

Sadio Mané Copyright -Starafrica
Ce mercredi soir, c’était la 6ème et la dernière la journée de la ligue des champions. Les internationaux Sénégalais ont connu des fortunes diverses.

Liverpool (1ér – 12 points) a écrasé le Spartak Moscou (3ème – 6 points) sur le score sans appel de 7 buts à zéro. L’international Sénégalais, Sadio Mané a pesé de tout son poids sur le match. En effet, Super Mané a claqué un doublé, le premier de sa carrière. Le feu follet sénégalais a notamment marqué l’un des plus beaux buts de la soirée à 46è minute d’une reprise de volée magnifique, avant son doublé à la 67ème minute de jeu. Il marque ainsi ses 2ème et 3ème dans cette compétition.

Dans le groupe H, le Napolie de Koulibaly devait impérativement, à l’extérieur, battre Feyenoord (4ème – 3 points). Mais les coéquipiers de Koulibaly se sont inclinés aux Pays-Bas sur le score de deux buts à un. Avec la défaite de Manchester City (1ère – 15 points) face au Shakhtar Donetsk (2ème – 12 points), Naples (3ème – 6 points) est éliminé en ligue des champions et est renversé en Europa League.

Entré à la 72ème minute de jeu, Diao Baldé Keita, auteur d’une passe décisive, n’a pu rien faire face à un excellent Porto. En effet, les Monégasques ont été laminé cinq buts à deux face aux portugais. Diao Baldé Keita et ses coéquipiers sont éliminés en de toutes les compétitions européennes.

LDN: l'Angleterre assomme l'Espagne, la Suisse assure son maintien, la Bosnie-Herzégovine se rapproche de la montée…

Ramos - Chilwell - Seferović Copyright -OFC
Sept séduisantes affiches de LDN étaient au programme lundi soir à travers les quatre coins du « Vieux Continent ». La Suisse a assuré son maintien dans la Ligue A en battant l’Islande (1-2), la Bosnie-Herzégovine, de son côté, a poursuivi son sans-faute contre l’Irlande du Nord, tandis que dans le choc de la soirée, les Three Lions de l'Angleterre ont créé une petite sensation en s'imposant avec la manière en Espagne (2-3), une première depuis 31 ans ! Retour sur une passionnante soirée de Ligue des Nations qui a tenu en haleine tous les férus du football européen:

Ligue A : L'Angleterre fait tomber l'Espagne à Séville (3-2) !

Deux victoires en deux matchs dont une fessé contre la Croatie, on s’était dit que l’Espagne version Luis Enrique avait parfaitement digéré le fiasco de la Coupe du Monde au point de pouvoir être qualifiée dès lundi soir pour le Final Four de la Ligue des Nations. Les coéquipiers de Sergio Ramos vont devoir attendre encore car l’Angleterre est venue s’offrir un succès de choix sur la pelouse du Betis Séville (2-3). >> Le résumé complet de la rencontre

Ligue A : La Suisse assure son maintien en Islande

Après sa défaite dans les derniers instants en Belgique vendredi, la Suisse a repris sa marche en avant dans cette Ligue des Nations. Facile vainqueur à l’aller (6-0), la Nati a eu plus de difficulté à prendre trois points supplémentaires contre l’Islande lundi soir (1-2), mais l’a fait grâce à des réalisations signées Haris Seferovic (52eme) et Michael Lang (67eme), et malgré une réduction du score tardive d’Alfreo Finnbogason (81eme) et 18 tirs concédés. Les hommes de Vladimir Petkovic sont ainsi assurés de se maintenir dans cette Ligue A et disputeront un match pour le dernier carré face à la Belgique dans ce groupe 2, le 18 novembre prochain.

Ligue B : La Bosnie-Herzégovine poursuit son sans-faute

Une chose est sûre, la Bosnie-Herzégovine ne sera pas rétrogradée en Ligue C à l’issue de cette première édition de la Ligue des Nations. Mais mieux encore, les coéquipiers d’Edin Dzeko se sont grandement rapprochés d’une promotion en Ligue A ce lundi, dans leur groupe 3, grâce à une troisième victoire en trois matchs. L’attaquant de l’AS Rome s’est offert un doublé (27eme, 73eme) pour permettre aux siens de prendre le meilleur sur l’Irlande du Nord (2-0). Les hommes de Michael O’Neill auront une maigre chance de se maintenir s’ils battent les Autrichiens le 18 novembre prochain. Il faudra cependant que ces derniers aient perdu contre la Bosnie-Herzégovine trois jours plus tôt.

Ligue C : La Finlande creuse l’écart, l’Estonie se libère enfin

La Finlande poursuit son carton plein. En battant la Grèce (2-0), le leader du groupe 2 a pris trois points supplémentaires pour conforter sa première place. Pyry Soiri (46eme) et Glen Kamara (49eme) ont marqué. De son côté, l’Estonie a, un temps, cru pouvoir décrocher sa première victoire en Ligue des Nations face à la Hongrie. Mais une réalisation d’Adam Szalai à dix minutes du terme (81eme) a obligé les deux équipes à se partager les points après un match fou (3-3). Un premier point pour les protégés de Martin Reim, qui ont également inscrit leurs premiers buts dans la compétition. La Hongrie, de son côté, reste troisième.  

Ligue D : Le Luxembourg passe devant

Deuxième de son groupe 2 avant sa rencontre de lundi, le Luxembourg n’a pas fait de cadeau à Saint-Marin (3-0), bon dernier sans avoir inscrit le moindre but, pour prendre la tête. David Turpel (4eme) a mis les siens dans de bonnes dispositions avant que Danel Sinani (65eme) puis le jeune Vincent Thill (73eme) ne viennent aggraver le score. De quoi profiter du match nul et vierge entre la Biélorussie et la Moldavie (0-0).

Ligue des Nations – Allemagne : Manuel Neuer, Jérôme Boateng, Thomas Müller… Les symboles bavarois d’une Mannschaft à la dérive

Alors que l’Allemagne est au bord du précipice avant d’affronter l’équipe de France mardi (20h45), la situation du Bayern Munich ne semble pas étrangère à la situation de la Mannschaft. Dans ce contexte, trois hommes ressortent du lot par leurs difficultés du moment : Manuel Neuer, Jérôme Boateng et Thomas Müller.

Balayée par les Pays-Bas samedi soir (3-0), en Ligue des Nations, l’Allemagne a confirmé ses grandes difficultés du moment et semble au bord de la crise. Joachim Löw, désormais détenteur du record de match disputés sur le banc de la sélection allemande, est annoncé par certains sur la sellette, alors que la Mannschaft n’a remporté que deux de ses douze derniers matchs (quatre nuls, cinq défaites). Dans ce contexte, difficile de ne pas faire le parallèle avec la passe compliquée que traverse également le Bayern Munich, sixième de Bundesliga à quatre points du Borussia Dortmund, et qui reste sur quatre matchs de suite sans victoire. De la même manière qu’à l’époque où le FC Barcelone était une sorte de fournisseur officiel de la Roja, l’Allemagne s’appuie en grande partie sur le club bavarois. Ce dernier avait par exemple livré une saison exceptionnelle en 2014, avant de voir la Mannschaft être sacrée championne du monde quelques semaines plus tard. Alors forcément, les difficultés de Joshua Kimmich, Mats Hummels, Serge Gnabry ou encore Niklas Süle déteignent sur l’état de leur sélection. Avec trois éléments qui ressortent plus particulièrement.



Müller, à la recherche d’une efficacité perdue


Thomas Müller l’avait admis avant même la claque reçue aux Pays-Bas : la crise du Bayern Munich « nous accompagne aussi en équipe nationale. Dans les conversations à table on en parle, les autres joueurs nous demandent : alors, chez vous, comment ça va ? », a-t-il avoué, assurant cependant ne pas y penser une fois sur le terrain. Pourtant l’attaquant bavarois est en relative difficulté quel que soit le maillot qu’il porte ces derniers temps. En club, Müller tourne au ralenti depuis sa saison 2015-2016 à 32 buts toutes compétitions confondues, et n’a trouvé le chemin des filets qu’à deux reprises cette saison. Un bilan encore un peu plus sombre en sélection, où son dernier but remonte à mars dernier contre l’Espagne (1-1) alors qu’il avait inscrit celui d’avant en mars… 2017, contre l’Azerbaïdjan (1-4). Et si le constat ne date pas d’hier, Joachim Löw lui a pourtant maintenu sa confiance la majorité du temps. Contre les Bleus, il devrait cette fois démarrer sur le banc.



Boateng, un été à digérer


Courtisé par le Paris Saint-Germain cet été, Jérôme Boateng a visiblement du mal à s’en remettre. Parce que, comme il l’avait avoué dans un entretien accordé au Süddeutsche courant septembre, il s’était clairement fait à l’idée de rejoindre la capitale française : « J’y ai pensé sérieusement, je le dis honnêtement. C’était une option concrète, j’en avais déjà parlé avec ma famille, avait-il avoué. Il m’a fallu un jour ou deux pour digérer tout ça et réaliser, mais maintenant je vais vraiment bien ». Le défenseur central a certainement minimisé l’impact de cet épisode dans son début de saison, tant il semble fébrile depuis la reprise. L’ancien joueur de Manchester City était d’ailleurs sur le banc contre Schalke 04 et Ausburg et ne figurait pas sur la feuille de match contre le Borussia Mönchengladbach, même s’il continue d’être titulaire avec la Mannschaft. Le roc ne foulera en tout cas pas la pelouse du Stade de France puisqu’il a déclaré forfait pour la rencontre face aux Bleus, pour cause de blessure à un mollet.



Neuer, un intouchable pointé du doigt


Victime d’une fracture d’un pied en avril 2017, Manuel Neuer a joué le Mondial 2018 dans la peau d’un titulaire alors qu’il n’avait pas effectué le moindre match officiel depuis 10 mois. Une décision de Löw décrite comme un traitement de faveur par certains, désireux de voir Marc-André ter Stegen retrouver une place de titulaire.  « Tout ce que je peux vous assurer pour le moment c’est que Manuel Neuer sera titulaire », a pourtant confirmé le sélectionneur allemand en conférence de presse lundi. « Je me sens bien physiquement, j’ai fait beaucoup de tests avant et après la Coupe du Monde. Récemment, c’est peut-être le fait qu’il me manque aussi des situations pendant les matchs pour me montrer », a de son côté expliqué le portier allemand. Pourtant, les faits sont là : son pourcentage de parades avec le Bayern Munich stagne à 57,9% - contre environ 80% habituellement – et le champion du monde 2014 a été l’auteur d’une hésitation coupable sur l’ouverture du score hollandaise samedi.  Une nouvelle erreur contre les Bleus, et les grincements de dents se feraient de plus en plus audibles…

Ligue des Nations - Bleus / Hugo Lloris : « C’est un grand match »

Hugo Lloris appelle ses coéquipiers à rester fidèles aux valeurs qui ont fait le succès de l’équipe de France lors de la dernière Coupe du Monde, alors que se présente l’Allemagne au Stade de France mardi soir (20h45).

Hugo Lloris, avez-vous été surpris par les propos de Laurent Koscielny, dont vous êtes proche, et notamment ceux qui font référence à un certain oubli à son égard ?


Je n’ai pas tous les éléments en main concernant les appels et les messages. On a pensé fort à lui durant cette compétition. Il a pris sa retraite internationale, ç’a été un joueur important de l’équipe de France. Son témoignage d’hier m’a fait de la peine. Il a souffert. Je le connais un peu mieux que d’autres, il est sur la voie du retour et c’est important pour lui, ça va lui permettre de se donner de nouveaux défis.


Comment sentez-vous le groupe ?


C’est un grand match. Les grands joueurs ont envie d’être présents dans les grands rendez-vous. C’est aussi un match décisif pour la suite de la compétition. L’objectif est clair, c’est la première place. Les Allemands se doivent de rebondir après leur défaite contre les Pays-Bas. Tous les éléments sont réunis pour avoir un beau match.



Lloris : « On a conscience des exigences »


Comment faire la différence par rapport au match aller qui s’était soldé par un match nul sans but ?


On espère avoir un peu plus de réalisme. Ce sera un match de très haut-niveau. A l’aller, il n’y avait pas eu de but, mais cela aurait aussi pu se terminer sur un 2-2. Il faut rester fidèles à nos principes de jeu, être performants, réalistes et efficaces.


On est exigent avec cette équipe de France, mais ressentez-vous une nécessité de passer la seconde après plusieurs matchs au petit trot ?


Je crois qu’il faut aussi savoir faire la part des choses. Il y a les matchs amicaux, les matchs de préparation, les matchs de Coupe du Monde. Même si on a un devoir de performance, on a aussi pris le match contre l’Islande d’une certaine façon, avec la volonté de se préparer pour demain (mardi). Certains joueurs en ont profité pour avoir du temps de jeu. On a conscience des exigences envers l’équipe de France, encore plus depuis ce titre de champion du monde. A nous de rester sûrs de notre force, et de répondre présents dans les grands rendez-vous.



Lloris : « On ne peut pas juger un joueur sur le match de jeudi »


Vous qui évoluez en Premier League, quelles sont les différences entre le Paul Pogba de l’équipe de France et celui de Manchester United ?


Je ne regarde pas tous les matchs de Manchester United. Mais en Angleterre, il bénéficie d’un statut lié à son transfert record. Parfois, il est jugé un petit peu injustement, mais je crois qu’il est arrivé à maturité. Il connait les attentes du très haut-niveau, il le démontre en équipe de France. Ses performances à Manchester United sont d’ailleurs loin d’être aussi mauvaises que ce qu'on veut bien lui prêter.


On a l’impression que l’équipe de France n’a pas de remplaçants en dehors des titulaires du Mondial. Est-ce inquiétant de voir les Thauvin, Dembélé et Kimpembe ne pas réussir à occuper ce rôle d’ « impact player » ?


Ces propos vous appartiennent. L’équipe de France, ce n’est pas seulement onze joueurs, c’est un groupe de 23 et ç’a été la clé de notre réussite à la Coupe du Monde. Si on veut rester au sommet de l’échelle, ce sera encore la clé de notre réussite. On ne peut pas juger la performance d’un ou deux joueurs uniquement sur le match de jeudi dernier. Il faut de la continuité et seul le sélectionneur est en droit de décider.


Propos recueillis par R.F. au Stade de France

Soudan – Sénégal : Sadio Mané, incertain !

Sadio Mané Copyright -StarAfrica.com
Décidément, les deux matchs du Sénégal feront plus de dégâts que prévu. En effet, après Idrissa Gana Gueye, Sadio Mané pourrait aussi déclarer forfait. L’international Sénégalais s’est blessé à la main. Aliou Cissé est maudit. En effet, après avoir perdu successivement Lamine GassamaSalif SanéKalidou Koulibaly, Moussa Konaté et Idrissa Gana Gueye, le sélectionneur des lions de la Téranga pourrait aussi perdre son meilleur joueur Sadio Mané pour le match retour de la sélection sénégalaise face au Soudan, à Khartoum. « Le pouce de l’attaquant sénégalais de Liverpool est touché, il pourrait être fracturé (…) Mané ne devrait pas jouer », a révélé une source au site français L’équipe. Sadio Mané s’est rendu ce lundi à l’hôpital pour soigner une blessure à la main gauche, mais il pourrait être forfait. Dans le cadre de la quatrième journée des éliminatoires de la Can 2019, le Sénégal affronte le Soudan à Khartoum à partir de 17 heures 30 GMT. Au match aller, samedi dernier, les lions s’étaient imposer facilement sur le score de 3 buts à 0. Sadio Mané a été crédité d’un bon match. Il avait même délivré la passe décisive sur le but d’Idrissa Gana Gueye. Si l’absence du feu follet sénégalais se confirme, le sélectionneur des lions devra lancer Ismaila Sarr qui était sur le banc lors du premier match. 

Succès historique pour les Three Lions

Deux victoires en deux matchs dont une fessé contre la Croatie, on s’était dit que l’Espagne version Luis Enrique avait parfaitement digéré le fiasco de la Coupe du Monde au point de pouvoir être qualifiée dès lundi soir pour le Final Four de la Ligue des Nations. Les coéquipiers de Sergio Ramos vont devoir attendre encore car l’Angleterre est venue s’offrir un succès de choix sur la pelouse du Betis Séville (2-3).
Les Three Lions ont profité d’une première mi-temps irrésistible sur le plan offensif pour se relancer dans le groupe et revenir à deux points de la Roja. En conférence de presse, Gareth Southgate répète souvent qu’il manque aux Anglais un succès face des top nations pour valider le projet mis en place depuis un an. Lundi soir, le sélectionneur doit être comblé tant ses joueurs ont fait déjouer l’Espagne. Dominés dans la possession (27% sur le match), les coéquipiers d’Harry Kane ont fait avec leurs qualités à savoir un bloc équipe compact et la vitesse de Sterling et Rashford associés au Spur à la pointe de l’attaque. Les trois attaquants ont par trois fois bousculé Sergio Ramos et Nacho et par trois fois il y a eu but sans que David De Gea ne puisse faire un arrêt. Muet depuis octobre 2015, Sterling s’est offert un doublé (16eme, 38eme) tandis que Rashford a crucifié son coéquipier à Manchester United une offrande de son capitaine (29eme). 3-0 et un Luis Enrique sonné par le déroulé d’une première période logique finalement puisque les Espagnols n’ont cadré que 2 fois, comme repris par leurs démons.

Après la pause et face à la large avance anglaise, le public sévillan a eu le droit à une attaque défense que seule l’entrée de Paco Alcacer a pu mettre à mal. Laissé sur le banc malgré sa forme du moment, le buteur du Borussia Dortmund n’a eu besoin que d’une minute pour relancer le match d’une tête croisée avant l’heure de jeu (57eme). Une période charnière qui aurait pu complètement relancer la rencontre si l’arbitre de la rencontre n’avait pas oublié de siffler un penalty sur un accrochage de Pickford sur Rodrigo avec une tentative de dribble osée dans la surface (63eme). Le tournant du match puisque derrière la Roja a recommencé ses longues séquences de possession stérile que la barre de Marcos Alonso (90+5eme) ou la réduction du score de Sergio Ramos (90+6eme) n’ont rien changé. La nouvelle génération anglaise s’offre un succès de prestige, le premier depuis 1987 sur les terres hispaniques.
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