Lens : Martel met la pression sur Casanova

Face à Nîmes vendredi (1-2), Lens a enchaîné une deuxième défaite en deux matches en ce début de saison de Ligue 2. Un revers frustrant dans les dernières minutes qui a obligé Gervais Martel à monter au créneau.

Lens a vécu une drôle de mésaventure vendredi soir au stade Bollaert-Delelis. Alors qu’il menait au score, grâce à Cristian Lopez (6eme), le club sang et or a subi le retour incroyable des Crocodiles nîmois. Si Savanier a raté un penalty avant la pause, il s’est bien racheté en inscrivant le but vainqueur à la 92eme minute, alors que son coéquipier Ripart avait égalisé cinq minutes auparavant (87eme). Un retournement de situation aussi inattendu que soudain.

« Nous avons trop subi »

Alain Casanova a ainsi regretté ce scénario, d’autant qu’il a perdu Mouaad Madri sur blessure pour un certain temps : « Nous avons manqué de maîtrise par rapport à ce que l’on est capables de faire. Nous avons trop subi. Nous avons été incapables de mettre un bloc haut et d’imposer un rythme à l’adversaire. C’est l’inverse qui s’est produit. L’adversaire a eu trop le ballon. Malgré cela, nous avons eu les situations pour breaker, prendre deux buts d’avance. Nous n’avons pas su le faire. On a manqué d’efficacité à l’inverse de Nîmes. Sur les rares occasions qu’ils ont eu, ils ont su exploiter deux ballons qui ont amené la victoire ».

« Les supporters restent aussi sur la déception de l’an passé »

Une soirée noire qui a amené Gervais Martel à monter au créneau et à mettre un peu de pression sur son entraîneur : « Le début de saison est compliqué. Ça serait idiot de ne pas constater cela. La démission de l’entraîneur demandée par les supporters ? Il n’y a rien de facile. Pas facile pour le RC Lens quand il perd ses deux matchs. Les supporters restent aussi sur la déception de l’an passé. Je ne m’arrête pas trop à cela. Je sais que le public a envie de la L1. A nous de rectifier le tir. A tout le monde, y compris au coach, dans les heures qui viennent. Car on avait l’occasion de se remettre dans le jeu. Cela n’a pas été le cas ».