Coupe du Monde 2018 - Egypte : Les Pharaons, ce n'est pas seulement Mohamed Salah... Les 4 joueurs à suivre

Malgré l'éventuelle absence de Mohamed Salah, l'Egypte n'est pas dépourvue d'atouts. Partis jeunes faire carrière en Europe, Hegazy, Trezeguet, Sobhi et Kharaba en font partie.

Ahmed Hegazy

Les exploits de Mohamed Salah ont tendance à le faire oublier, mais l’Egypte d’Hector Cuper vaut avant tout par la qualité de sa base défensive (4 buts encaissés en 6 matchs lors de la phase éliminatoire). Et Ahmed Hegazy (27 ans) n’y est pas étranger. Parti jeune de son Ismaïlia natale pour la Fiorentina, le joueur d’1,93m fait figure de tour de contrôle. Redoutable dans les airs comme dans les duels au sol, le joueur de 27 ans forme avec Ali Gabr l’une des meilleures charnières centrales d’Afrique. West Bromwich Albion, qui a reconstitué sous ses couleurs ce duo de Pharaons, ne s’y est pas trompé. Insuffisant pour empêcher la relégation des Baggies, mais assez pour permettre à Ahmed Hegazy de se mettre en évidence, et notamment dans le domaine offensif, avec deux buts marqués. En l’absence de Mohamed Salah, sa présence physique dans les deux surfaces sera l’une des principales armes des Pharaons.

Mahmoud Hassan « Trezeguet »

Et si cette saison était enfin la sienne ? Débarqué à 20 ans à Anderlecht, Mahmoud Hassan, dit « Trezeguet » (photo), a mis du temps à faire son trou en Europe. Après avoir effectué un premier prêt à Mouscron, ce milieu de terrain offensif polyvalent avait fait cet été le pari d’aller gagner du temps de jeu à Kasimpasa, en Süper Lig turque. Un an après, ce pur produit du Ahly du Caire boucle le meilleur exercice de sa carrière. Auteur de 13 buts et 7 passes décisives en championnat cette saison, cet ancien vainqueur de la Ligue des Champions africaine devrait être chargé d’animer le flanc gauche de l’entrejeu offensif des Pharaons. Celui qui est surnommé Trezeguet en raison de la ressemblance qu’on lui prêtait durant son adolescence avec l’attaquant français arrive en Russie plein de confiance.

Ramadan Sobhi

En l’absence probable de Mohamed Salah, la lourde responsabilité de l’animation du couloir droit des Pharaons pourrait revenir à Ramadan Sobhi. Une occasion de rattraper le temps perdu pour celui qui était arrivé à Stoke City à 19 ans avec une étiquette de petit prodige durant l’été 2016. Deux ans et 46 apparitions plus tard, son éclosion au plus haut niveau est encore attendue. Transféré avant le coup d’envoi du Mondial à Huddersfield Town, le joueur formé à Al-Ahly poursuivra sa carrière en Premier League, où il n’a réussi que 2 buts et 2 passes décisives en 41 matchs jusqu’alors. Élégant, parfois inspiré, Ramadan Sobhi doit désormais dépasser le stade des fulgurances pour enfin confirmer au plus haut niveau l’immense potentiel étalé lors de ses jeunes années. Toute l’Egypte n’attend que cela.

Mahmoud Abdel-Moneim « Kahraba »

Lui aussi était présenté comme un futur grand, lui aussi n’a pas pour l’heure confirmé les espoirs placés en lui. Vainqueur de la CAN des moins de 20 ans en 2013, Kahraba crève l’écran à l’occasion de cette compétition dont il termine meilleur buteur. Lui qui était alors présenté comme plus fort encore que Mohamed Salah suit les traces de ce dernier en Suisse, en s’engageant en prêt au FC Lucerne. Moins d’un an plus tard, son contrat est résilié pour des raisons disciplinaires. Passé ensuite par le Grasshopper Zurich, avec lequel il goûtera un peu à la Ligue des Champions, cet ailier également capable de jouer deuxième attaquant peine à s’imposer durablement. Revenu depuis au Zamalek, le fantasque joueur se montre régulièrement décisif en équipe nationale (5 buts en 24 sélections). Désireux de rattraper le temps perdu, il devrait encore jouer les « jokers » dans cette équipe pauvre en attaquants de métier.

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