Coupe du Monde 2018 - Allemagne : Dos au mur, Joachim Löw a pris les bonnes décisions

Battue par le Mexique lors de son entrée en lice (0-1), l'Allemagne était attendue au tournant face à la Suède ce samedi. Que ce soit au moment d'annoncer son onze de départ ou à la pause, alors que son équipe était virtuellement éliminée, Joachim Löw a su faire des choix forts. Ceux-ci ont été couronnés de succès.

Reus, comme une évidence

Parfois agaçant en raison de sa nonchalance et de sa capacité à complètement disparaître des écrans-radar, Mesut Özil a été fantomatique face au Mexique (0-1). Déçu par son rendement, Joachim Löw a pris une décision forte en laissant le Gunner sur le banc contre la Suède. Le technicien allemand a préféré donner les clés du jeu à Marco Reus. Et bien lui en a pris. Titularisé pour la première fois de sa carrière en Coupe du Monde, le numéro 11 de la Nationalmannschaft a eu une influence prépondérante dans la construction des actions offensives. Il a même remis son équipe sur de bons rails en égalisant juste après la pause. Un but récompensant une prestation aboutie, qui devrait convaincre son sélectionneur de l’aligner à nouveau dans son onze de départ à l’avenir.

Gomez en point d’appui, Werner sur une aile

En plus d’avoir revu ses plans avant la rencontre face à la Suède (Sebastian Rudy a également pris la place de Sami Khedira dans l’entrejeu), Löw a aussi su ajuster la mire en cours de route. Menée suite à un but d’Ola Toivonen, l’Allemagne était virtuellement éliminée au moment de regagner les vestiaires. Déterminé à jouer son va-tout, le coach des champions du monde en titre a pris une nouvelle décision fructueuse. Plutôt discret, Julian Draxler été remplacé par Mario Gomez. Le grand avant-centre du VfB Stuttgart a fait valoir son physique pour peser sur la défense suédoise et servir de point d’appui sur le front de l’attaque. Des qualités très différentes de celles de Timo Werner, qui a dès lors coulissé sur le côté gauche afin de faire des différences grâce à sa pointe de vitesse. Résultat : véritable poison pour la charnière des Blagult, Gomez s’est créé plusieurs occasions nettes alors que le buteur du RB Leipzig a réalisé une passe décisive en direction de Marco Reus.

En défense, le doute subsiste

Arrachée dans les derniers instants grâce à une inspiration géniale de Toni Kroos, cette victoire a ainsi eu le mérite de récompenser les choix tactiques de Joachim Löw (2-1), qui a su trouver les bonnes solutions avant qu’il ne soit trop tard. L’entraîneur de 58 ans va néanmoins encore devoir se creuser les méninges en ce qui concerne sa défense. Mise à mal par les Mexicains il y a quelques jours, l’arrière-garde allemande a une nouvelle fois fait preuve d’un préoccupant manque de sérénité. Aligné à la place de Mats Hummels, blessé, Antonio Rüdiger a notamment été devancé par Toivonen sur l’ouverture du score suédoise. Mais c’est son compère en défense centrale, Jérôme Boateng, qui a le plus souffert. Trop souvent dépassé, le Munichois a d’ailleurs été expulsé à une dizaine de minutes du coup de sifflet final. Par conséquent, l’Allemagne alignera une troisième charnière différente en autant de rencontres mercredi prochain, contre la Corée du Sud (16h00). A Löw de faire en sorte que la paire qu’il associera ce jour-là soit la bonne…