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MAROC/ Mariem Alaoui Selsouli : la grande rédemption ?

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Au meeting Areva de Paris, vendredi dernier, la Marocaine Mariem Alaoui Selsouli a presque volé la vedette au recordman et champion du monde du 800 m, David Rudisha. En signant la meilleure performance mondiale du 1500 m (3’56”54), elle a placé la barre très haute dans l’optique olympique. Il a manqué une 85 centième de seconde pour qu’elle fasse tomber le vieux record de la distance détenu depuis 1992 par l’Algérienne Hassiba Boulmerka. L’année 2012 pourrait être l’année Selsouli et par la même occasion celle du renouveau du demi-fond marocain. Elle a en tous les cas bien commencé pour la native de Marrakech. Déjà, en mars dernier, elle avait récolté le premier fruit d’une préparation hivernale intense en remportant l’argent sur 1500 m au Mondial en salle disputé à Istanbul. Mais avant son exploit retentissant de Paris, la Marocaine avait plutôt privilégié le demi-fond long en remportant le 5000 m du meeting de Rabat en 14’36”52 puis en signant la meilleure performance mondiale de l’année sur 3000 m à Eugène en 8’34”47. Avec le chrono canon établi sur 1500 m en fin de semaine à Paris, Mariam a prouvé qu’elle maîtrisait toutes les distances du demi-fond. Jusqu’ici, sur 1500 m, ses compatriotes Btissam Lakhouyad et Siham Hilali étaient légèrement devant elle.

Pour faire oublier l’anonymat dans lequel semble plongé son demi-fond depuis deux ou trois ans, le Maroc pourrait faire de Mariem Alaoui Selsouli le porte-drapeau de cette discipline qu’ont porté à bout de bras durant plus de vingt-ans les Said Aouita, Hicham El Guerroudji et autre Nezha Bidouane. A trois semaines du coup d’envoi des Jeux Olympiques de Londres, la Marocaine a lancé un signal à ses redoutables adversaires. Elles sont quelques unes à évoluer au même niveau de performance. Les plus dangereuses sont les Ethiopiennes Abeba Arigawe (3’56”54) et Genzebe Dibaba (3’57”77), la Turque Asli Çakir Alptekin (3’56”62), qu’elle a battue à Paris, les Kenyanes Viola Jelagat Kibiwot (3’59”25) et Hellen Osando Obiri (3’59”68) sans compter une triplette russe de haut vol composée de Svetlana Podosenova (3’59”61),Ekaterina Gorbunova(3’59”89) et Elena Soboleva (4’00”53).

A 28 ans, la vedette du meeting de Paris sait que les Jeux de Londres constituent sans doute sa dernière chance de remporter une médaille olympique. L’or serait parfaite, mais elle ne bouderait pas son plaisir si elle s’offrait l’argent ou le bronze. Car a bien y regarder, le palmarès de la Marocaine est aujourd’hui quasi vierge. Sa médaille d’argent du Mondial en salle ne pèsera pas lourd lorsqu’il faudra faire le bilan d’une carrière longue de dix ou douze ans. Mariem Alaoui Selsouli n’a jamais été championne d’Afrique ni victorieuse de compétitions régionales à l’image des Jeux Méditerranéens et des Jeux Africains. Par ailleurs, une place sur le podium olympique viendrait conforter la rédemption d’une athlète suspendue deux ans pour dopage par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). C’était entre le 23 août 2009 et le 23 août 2011.

Profil

Mariem Alaoui Selsouli

Née le 8 juillet 1984 à Marrakech, Maroc

Spécialité: demi-fond : 1550, 3000 m, 5000 m.

Records du Maroc : 1500 m : 3’56”15. 3000 m: 8’29 52”. 5000 m : 14’36”52

Palmarès:

Vice-championne du monde juniors en 2002 m (3000 m), vice-championne du monde en salle en 2012 (1500 m).

à propos de l'auteur

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