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VI NATIONS / ECOSSE : Un Chardon qui ne pique pas

(PANORAMIC)

L’équipe de France a eu le mérite de tuer tout suspense en première mi-temps grâce à deux essais de Mathieu Bastareaud. Ces deux coups de poignard du Parisien ont complètement atrophié le jeu écossais, pourtant animé par l’envie de presser les Bleus en début de match. « On leur a offert des points faciles, a regretté en fin de match Andy Robinson. On ne battra personne en faisant ça. On a souffert contre une bonne mêlée française, très futée dans tout ce qu’elle fait. » Le sélectionneur anglais n’a pas retrouvé sur le terrain tous les progrès qu’il avait annoncés la semaine dernière. Handicapé par un cinq de devant improductif et complètement dépassé dans le combat, le XV du Chardon n’a pas eu beaucoup de ballons à exploiter.

La botte de Chris Paterson a quelque temps maintenu l’espoir d’un retour sur les Bleus. Malgré un excellent Sean Lamont sur son aile et quelques crochets des frères Evans, les arrières écossais se sont souvent cassés les dents sur la muraille bleue. Le Chardon n’a pas vraiment piqué une équipe de France qui a géré à défaut de scorer. « Si nous avions été en mesure de prendre notre chance quand nous avons franchi les lignes, nous aurions pu leur poser des problèmes », a justement noté Andy Robinson. Les coéquipiers de Chris Custer, par ailleurs l’un des meilleurs Ecossais, ont aussi enchainé un trop grand nombre d’imperfections, de pertes de ballon. Ils ont aussi payé leur manque de sang-froid et d’imagination au moment de se rapprocher de la ligne d’en-but.

Malgré l’utilisation du Cyber Eye (objet volant permettant de visionner les espaces et de peaufiner les combinaisons offensives), les Ecossais n’ont pas masqué leurs lacunes. « C’est décevant de ne pas avoir réussi à s’en sortir, poursuit Robinson. Nous avons eu deux ou trois occasions. Alors que les Français, eux, ont saisi leurs chances. » Les performances de Glasgow et de d’Edimbourg en Ligue celte ne suffisent pas à l’heure actuelle pour rivaliser avec les grandes nations européennes dont la France fait partie. « Je pensais que nous avions de bons joueurs de perforation. Nous avons eu de très bonnes contre-attaques. Mais nous devons êtres capables d’attaquer au large. Nous n’avons pas été en mesure de mettre de la continuité, ce qui est décevant. » Peut-être leurrée par son succès face à l’Australie en novembre, l’Ecosse va retourner à ses études avant de se rendre au Millenium Stadium de Cardiff pour y affronter le pays de Galles. Dans une rencontre où il ne faudra pas manquer de piquant.

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