ul>
Vous êtes ici :accueil » Interview » Interview – Togo / Amewou: « Les matches en Afrique sont difficiles »

Interview – Togo / Amewou: « Les matches en Afrique sont difficiles »

Komlan, comment te sens-tu alors physiquement alors que la reprise des entraînements vient tout juste de débuter ?
Pour le moment ça va, j’ai l’habitude de de ce genre de préparation. Pour le moment on ne fait pas grand-chose, mis à part la course, pour la vitalité, mais ça se passe bien quand même. Les matches internationaux ont été un peu fatigants, mais je n’ai pas eu le choix, je dois être ici en stage avec mon club, et faire un minimum pour que le nouveau coach me donne sa confiance, c’est très important.

Quel bilan personnel tires-tu de tes derniers matches internationaux ?
Beaucoup de gens ne pensaient pas que j’allais être en forme pour les trois matches avec la sélection étant donné que je ne jouais pas trop dans mon club, suite à un souci avec l’ancien coach. Mais quand je suis en équipe nationale, il faut que je donne le maximum de moi-même. Si je ne joue pas bien, les gens vont commencer à parler mal de moi, en se demandant pourquoi on m’appelle alors que je ne joue pas dans mon club. Quand je suis rentré au pays, j’ai un peu boudé le public, mais là ils sont contents pour moi, car ça s’est bien passé. Ce n’est pas facile d’aller jouer là-bas, surtout quand tu ne joues pas dans ton club. Il faut garder la tête haute pour rester dans le rythme. Mais c’est un bilan positif car le public et les joueurs m’ont apprécié, ils n’attendaient pas autant de moi.

As-tu l’impression d’avoir pris du galon au sein de la sélection nationale togolaise ?
Oui, c’est normal. Même si tu ne joues pas dans ton club, mais qu’on te donne ta chance en équipe nationale, il faut tout donner quand tu arrives là-bas. Certains jouent ici en Europe, mais ici les matches sont différents. Nous, on a grandi au pays, on sait ce qu’il faut faire quand on joue. Tu sais, les matches en équipe nationale en Afrique, ce n’est pas comme ici en Europe. Si on m’appelle je dois oublier le reste et essayer de vraiment donner le maximum. Si tu ne fais pas ça, les gens vont t’oublier. J’ai donc gagné ma place avec les Eperviers, et je peux dire que je suis devenu un des piliers de l’équipe nationale.

Une qualification pour le 3ème tour des éliminatoires de la CM 2014 ou pour la CAN te paraît-elle encore possible ?
Je crois que pour la Coupe du Monde ça va être très dur, mais pour la CAN, ça peut le faire. J’avais un peu parlé avec notre capitaine Adebayor, et si tout se passe bien, il devrait revenir, ça serait vraiment un atout pour nous. On s’est parlé la fois passée, et je crois bien que si la Fédération discute bien avec lui, il va revenir, c’est sûr.

Le Togo doit-il apprendre à jouer sans Emmanuel Adebayor ?
On peut apprendre à jouer sans lui, mais le jeu que l’on pratique aujourd’hui avec le Togo est bon, on joue bien, mais Adebayor nous manque, on a besoin de lui. S’il revient en attaque, c’est sûr qu’il va marquer beaucoup de buts et ça va nous faciliter la tâche. S’il revient parmi nous, les équipes adverses auront peur de nous. Si l’on voyage, les gens vont demander si Adebayor est là et auront la peur au ventre. S’ils savent qu’il n’est pas parmi nous, ils seront confiants. C’est pour cela que s’il est avec nous, on sera vraiment motivés.

Quels progrès doit  réaliser le Togo pour s’imposer comme une grand nation africaine ?
On a de bons joueurs aujourd’hui, mais l’essentiel est que les problèmes de rassemblement et avec la Fédé soient réglés. Si on n’avait pas tous ces soucis d’organisation, Adebayor serait revenu jouer. Certains joueurs aussi pensent simplement à revenir voir la famille, et ne reviennent plus. Je crois que si tout se passe bien au niveau de la Fédé, on va gagner nos matches et les chosent devraient bien se passer. Nous les joueurs on a aucun problème entre nous, on s’entend bien, on joue bien ensemble, le groupe possède des qualités. Les problèmes viennent de derrière, pas de l’équipe.

On reproche souvent aux Eperviers de ne pas avoir de réels leaders, qu’en penses-tu ?

Il y a des leaders. Il y a Moustapha Salifou, Alaixys Romao, Mamah Gafar ou Nibombé Daré. Mais maintenant, il n’y a plus la marginalité des joueurs qui étaient partis à la Coupe du Monde. Les « anciens » peuvent vraiment parler aux jeunes pour que les choses se passent bien. Je crois aussi qu’il ne faut pas ne pas appeler des joueurs, parce qu’ils ne jouent pas beaucoup en club. Les matches en sélection africaine sont difficiles, je le répète, ce n’est pas comme les matches en Europe. Certains jouent beaucoup ici, et ne s’imposent pas en Afrique. S’il y a la possibilité de rappeler des joueurs comme Kader ou Eric Akoto, on ne sait jamais, il faut le faire, même s’il ne joue pas toujours dans son club. Certains joueurs ne se donnent pas à fond, on a besoin de joueurs expérimentés. Je n’ai rien caché, je le dis clairement. Si je te donne mon cas, la saison passée, j’ai eu un problème avec mon club et je n’ai joué que six matches. Pourtant, quand durant les trois matches que j’ai joués avec le Togo, les gens m’ont apprécié. Ils se sont demandé comment je pouvais avoir autant d’énergie alors que je ne jouais pas beaucoup dans mon club.

Des changements au sein de l’effectif te sembleraient donc utiles ?
On n’a pas assez de professionnels, et c’est donc normal de faire rentrer les jeunes, mais s’il y a la possibilité de rappeler les anciens pour mélanger aux jeunes, il faut le faire. On a besoin de tout le monde. Les joueurs qui jouent titulaires dans son club, comme Alaixys sont rares en équipe nationale. Si on te convoque, il faut se donner à fond pour le pays, c’est tout.

Revenons à ton cas personnel, comment appréhendes-tu cette nouvelle saison en Ligue 2 ?
Je ne vais rien te cacher, normalement, le coach ne voulait pas m’emmener au stage. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais quand je suis rentré du Togo, il m’a quand même fait rentrer dans le groupe. Je me donne à fond, je travaille dur et on verra ce que ça va donner. A moi de montrer au coach que je suis capable de faire quelque chose. Le coach a ses joueurs, mais on verra la suite.

à propos de l'auteur

nombre d'articles : 9972

© 2009-2014 StarAfrica

Revenir en haut de la page