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Interview – JUVENTUS TURIN / M.SISSOKO (Mali) : « Je ne suis pas mort »

FEMAFOOT

Momo Sissoko, comment allez-vous et dans quel état d’esprit vous trouvez-vous aujourd’hui, cinq mois après cette opération du genou gauche ?
Dans ma tête, je me sens mieux. Après l’opération, j’ai passé neuf semaines à Capbreton puis je suis parti en Espagne et à Font-Romeu, où je suis resté deux semaines. Ça fait vraiment du bien. Mon préparateur physique s’est bien occupé de moi. J’ai beaucoup travaillé au niveau foncier dans de superbes conditions et ça m’a permis de gagner du temps sur mon programme de réhabilitation.

Cette blessure s’est avérée plus complexe que prévu…

J’avais joué avec cette blessure l’année dernière. Mais j’ai ensuite décidé d’aller consulter un chirurgien français (ndlr : le professeur Jambou à Bordeaux) qui m’a dit qu’il fallait absolument que je me fasse opérer. L’opération s’est bien passée, la réhabilitation se passait bien aussi donc aujourd’hui, je me sens largement mieux dans ma tête. Donc tout va bien. Pour moi qui suis croyant, ce sont des épreuves de la vie. Il faut remonter la pente. J’ai eu la chance d’être beaucoup soutenu par ma famille, ce qui m’a beaucoup aidé.

Cette blessure est-elle un sentiment d’échec ?

Non, je ne parlerais pas d’échec. C’est vrai que j’étais arrivé en début d’année avec d’énormes objectifs. Malheureusement, je n’ai pas pu les atteindre dans la mesure où je n’ai pas beaucoup joué et aussi en raison de cette blessure. Les conditions n’étaient pas réunies pour que je puisse faire une saison pleine. Maintenant, l’objectif pour moi est de récupérer de ma blessure à deux cent pour cent et de repartir sur de nouvelles bases. Il me reste encore deux ans de contrat à la Juve. Mon objectif premier est de me remettre de ma blessure, de bien travailler et on verra ensuite ce qui se passera au niveau du Mercato.

« Apte pour le début du championnat »

Etes-vous tout proche aujourd’hui de votre forme optimale ?

Oui, j’en suis tout proche. Maintenant, c’est une blessure assez délicate. J’ai un programme à faire, je le respecte depuis mon opération. C’est beaucoup de travail, beaucoup de courses et aussi un gros travail de musculation au niveau de la jambe dont j’ai été opéré. Et en continuant de le respecter, je pense que je serai apte pour le début du championnat. Je suis confiant.

Cette année, vous n’avez donc pas bénéficié de vacances comme c’est le cas habituellement. Cela fait beaucoup de sacrifices à l’arrivée ?
C’est vrai que je n’ai pas eu de vacances mais cela m’a au moins permis de gagner du temps sur mon programme de reprise. Et même si je ne suis pas encore à deux cent pour cent, cela va me permettre de reprendre petit à petit avec le groupe. Je ne suis pas encore apte à faire un match de 90 minutes. Mais je vais pouvoir continuer mon programme, toucher le ballon petit à petit et retrouver mes jambes.

Vous êtes de retour à Turin aujourd’hui. Comment percevez-vous l’état d’esprit de la Juve et de son nouvel entraîneur, Antonio Conte, vis-à-vis de vous ?

Pour le moment, je ne peux pas entrer dans les détails en ce qui concerne mon avenir. Je peux juste dire qu’il me reste deux années de contrat, que je suis en train de récupérer de ma blessure et que je ne suis pas mort.

« Le PSG construit quelque chose de grand »

Cette blessure remet-elle en cause l’intérêt des gros clubs qui vous suivaient de près l’hiver dernier ?
Oui, évidemment. Mais je suis conscient de mes qualités ainsi que de mon mental. Donc si j’enchaîne les matchs, les clubs qui me voulaient avant ma blessure me voudront toujours après. C’est pour ça que le plus important est de revenir, d’enchaîner les matchs et surtout de reprendre du plaisir. Car cela fait maintenant deux ans que je n’en ai plus pris. Si je suis heureux et que ma famille l’est aussi, je pourrai avancer.

Votre nom revient souvent du côté de l’OM et du PSG. Un retour dans le championnat de France est-il envisageable pour vous ?

Pourquoi pas. Là, on parle de deux clubs très ambitieux avec à leur tête deux entraîneurs qui connaissent très bien le football. Moi, je ne ferme la porte à personne et on va voir ce qui se passe pendant les jours qui arrivent. Dans le foot, il y a déjà des choses que tu ne contrôles pas. C’est comme ça. Le principal pour moi est déjà de revenir au top de ma forme. Pour le reste, on en reparlera.

Que vous inspire l’arrivée des actionnaires qataris au PSG ?

C’est un bon en avant qu’est en train de faire Paris. Le PSG est en train de construire quelque chose de grand, avec de nouveaux actionnaires et un entraîneur très ambitieux. L’arrivée de Leonardo devrait elle aussi être un plus pour le club. Propos recueillis par Aurélien Canot.

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