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Interview – Gabon / Bruno Ecuele Manga : « Au Gabon, on se base sur le collectif »

Bruno, tu as eu un planning chargé lors des derniers mois (matches internationaux, ndlr), comment te sens-tu à l’aube de cette nouvelle saison ?
Je me sens bien. J’ai repris deux semaines après les autres car j’étais en sélection jusqu’au 17 juin. Au début j’étais un peu fatigué n’ayant pas eu assez de vacances. Deux semaines et demie, ça  fait très court. Mais là ça va, je commence à me sentir bien, je suis pratiquement à 100% et prêt pour le début de saison.

Quel bilan tires-tu des derniers matches internationaux avec les Panthères du Gabon ?
On a joué que les éliminatoires de la Coupe du Monde (le Gabon étant tête de série, n’a pas eu à disputer les premiers tours des éliminatoires de la CAN 2013, ndlr), et on ne pouvait pas espérer mieux. On a fait le nul au Niger et obtenu une victoire à domicile face au Burkina, donc c’est bien. Maintenant on va surtout se concentrer sur le prochain match des éliminatoires de la CAN contre le Togo. Ça va être un match très important mais surtout très difficile, donc on verra.

Selon toi, le Gabon part-il favori dans cette double-confrontation ?
Non je ne pense pas. Je ne pense pas non plus qu’il y aura des favoris dans ce dernier tour des éliminatoires. On a toujours des surprises. La preuve, lors de la dernière CAN, on a eu la Zambie qui a gagné la CAN alors que l’on ne l’attendait pas. Donc non, il n’y aura pas de favori. Le Togo a une très bonne équipe. Nous, on a une équipe modeste, pas de grands noms mais on va se battre avec nos armes. Ça va être un beau match.

A l’image de votre dernier parcours à la CAN 2012, ou de la qualification de l’équipe gabonaise aux JO 2012, estimes-tu que le niveau du football gabonais a augmenté lors de ces dernières années ?
Je pense que le niveau a beaucoup augmenté. Aujourd’hui ça n’a rien à voir avec les années précédentes.  On a eu de très bons joueurs au Gabon, mais aujourd’hui on a beaucoup progressé, que ce soit tactiquement ou mentalement. Après il faut dire que ce que l’on a en plus par rapport à avant est d’avoir beaucoup de gabonais qui jouent à l’étranger. Je pense que c’est important, surtout qu’il y a pas mal de gabonais qui ont fait des progrès comme Aubameyang ou Daniel Cousin que l’on connait bien car ils ont eu la chance de jouer en Europe. Aujourd’hui plus de 75% de la sélection gabonaise sont des joueurs qui évoluent à l’étranger. Il y a encore une grosse marge de progression, d’autres derrière on de l’avenir, du talent et qui commencent à sortir petit à petit. Je pense vraiment que dans les années à venir, on pourra avoir une grosse équipe.


Tu es désormais l’un des piliers de l’équipe nationale, ressens-tu une pression supplémentaire lorsque tu rentres sur le terrain avec le maillot de ton pays ?

Quel que soit le match, on a toujours la pression. On n’a pas envie de se louper, pas envie de faire de mauvais matches, avec toujours cette impression que tout le monde compte sur vous. Tu sais très bien que tu n’as pas le droit à l’erreur, donc oui, ça te met une petite pression. Mais comme je disais, on a une équipe modeste, et au Gabon, on se base sur le collectif. On sait se battre pour les autres, on a toujours été solidaires entre nous, que ce soit sur ou en dehors du terrain. C’est cette très bonne ambiance qui nous booste un petit peu et qui nous fait gagner les matches.

D’un point de vue personnel, quels sont tes objectifs et sur quels points forts vas-tu t’appuyer pour cette nouvelle saison ?
D’abord on va s’appuyer sur le collectif. Après, individuellement, comme je n’arrête pas de le dire, moi je suis encore jeune, j’ai encore une marge de progression. Je continue de bosser, je travaille dans tous les domaines, que ce soient mes points forts ou mes points faibles. Il faudra faire une meilleure saison que l’année dernière, y compris collectivement.

Tu seras le 1er joueur à affronter en duel, la star suédoise du PSG, Zlatan Ibrahimovic. Comment comptes-tu aborder ce premier match de la saison étant donné que tous les regards seront tournés vers tous les deux ? Un peu de pression ?

(Il soupire, puis sourit) Il n’y a rien ! Pas de pression ! Je pense à mes entraînements chaque jour. Je ne ressens pas de pression particulière, au contraire. On fait du foot et on s’entraîne pour jouer ce genre matches, pour rencontrer ce genre de joueurs. Si on l’ambition de rejoindre le très haut niveau un jour, il faut passer par ce genre de matches-là. On sera capable de les neutraliser. On est conscients de l’équipe qu’ils ont, mais on ne va pas s’occuper d’eux. On vient au Parc pour jouer notre football, et je pense qu’on va les surprendre (sourire) !

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