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Interview – ALGERIE / Carl MEDJANI : « Ne pas se relâcher »

Maillot Algérie (home)

Carl, vous êtes à l’AC Ajaccio depuis 2007, trouvez-vous des similitudes entre l’état d’esprit corse et algérien ?
Totalement. La majorité des Corses vous diront que les racines algériennes et corses ne sont pas si éloignées que ce qu’on pense. Il y a beaucoup de similitudes : la mentalité ou cette niac de rien lâcher. Dans la mentalité des hommes et de l’être humain, il ya beaucoup de Corses qui me disent pour caricaturer que le Corse est plus proche de l’Arabe que du Français. Je suis coéquipier de Yohan Cavalli, son père Jean Michel a été sélectionneur de l’Algérie. On prend beaucoup de plaisir à discuter des points communs entre cette île et l’Algérie.

La sélection algérienne reste sur trois victoires et un nul depuis l’arrivée de Vahid Halilhodzic en septembre dernier. La dynamique semble inversée. Qu’a-t-il changé dans cette sélection ?
Il a instauré des règles de vie sur et en dehors du terrain. Au niveau du football, il a un peu redynamisé le jeu de l’équipe en prônant un jeu offensif.

Un jeu plus direct…

Non, il insiste sur le fait de passer le ballon par le milieu, avec un jeu en mouvement et relancer proprement de derrière, tout en ayant une solidité défensive. Il a voulu mettre nos qualités en adéquation avec les caractéristiques du football moderne. Le groupe a adhéré à son discours et depuis qu’il est arrivé, la sélection va mieux entre guillemets.

Victorieux en Gambie (2-1) en éliminatoires de la CAN 2013, les Verts s’apprêtent également à disputer en juin prochain le début des éliminatoires du Mondial 2014. Comment appréhendez-vous cela ?
Ce sont clairement des objectifs. La CAN, j’ai envie de la jouer, le Mondial on va essayer de s’y qualifier. Nous avons tous les ingrédients pour réussir, on a un président de la fédé qui met le paquet pour la sélection. On sait que le pays est  derrière nous et le staff technique est compétent avec des joueurs de qualités qui adhèrent au projet. On est sur une phase ascendante, il faut continuer ainsi et ne pas se relâcher.

Titulaire face à la Tunisie, remplaçant en Gambie. Au-delà du bon coéquipier, Carl Medjani compte-t-il aller chercher une place de titulaire ?
Comme tout compétiteur, je ne pense pas qu’un joueur qui intègre la sélection n’y aspire pas. J’y aspire. Maintenant, une sélection c’est différent d’un club, et c’est l’intérêt du pays qui prime avant tout. Il y a des joueurs qui sont en poste. Ces derniers temps, j’étais en concurrence avec Bougherra, Yahia et Bouzid, il y a une très grosse complémentarité entre nous quatre. On s’entraide pour que ceux qui jouent soit le plus performant possible. La concurrence est saine et elle pousse chacun d’entre nous, à être le plus performant lorsqu’il joue en sélection ou en club. C’est bénéfique pour le sélectionneur aussi. Je ne pense pas qu’il y ait énorme différence de niveau entre les joueurs. Plus la différence de niveau sera restreinte, plus c’est intéressant car cela veut dire que peu importe la charnière, elle sera performante.

Suivez-vous le Championnat d’Algérie. Et si oui, avez-vous une équipe fétiche ?
Je le suis car j’aime l’USM El Harrach. Toute ma famille réside dans ce quartier algérois. J’étais invité l’an dernier lors d’un match face à l’ASO Chlef. J’ai eu un très bel accueil. La saison dernière, ils ont fini dans le haut du tableau mais ils ont malheureusement perdu une Coupe d’Algérie. Cette année, ils ont un peu plus de mal.

Dans cette équipe, y-a-t-il des joueurs qui ont retenu votre attention qui pourrait jouer en Europe ?

Il y a cet attaquant qui faisait partie de l’équipe olympique que Vahid Halilhodzic a fait venir avec nous lors d’un regroupement.

Baghdad Bounedjah (20 ans) ?
Oui, voilà. C’est un bon avant centre qui a des qualités. Il y a aussi Azzedine Doukha (25 ans), le gardien qui est avec nous en sélection. C’est un très bon mec qui met de la bonne ambiance dans le groupe. Je prends du plaisir à le côtoyer en sélection et il défend le club de mon cœur.

Projetez-vous de finir votre carrière un jour en Algérie et à l’USMH ?

Pourquoi pas, je n’y ai pas pensé. Dans le football, tout est possible. Il y a des équipes en Algérie intéressantes et qui jouent les compétitions continentales. Je ne peux pas dire que cela soit un objectif, mais cela peut être réalisable.

Dans 10 ans peut-être…

(Rires…) Oui, j’espère que les pelouses auront changé d’ici là.

Propos recueillis par Nabil Djellit

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