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Maroc: les ministres de l’Istiqlal vont démissionner

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Les ministres du parti de l'Istiqlal, principal allié des islamistes au pouvoir au Maroc "doivent présenter leur démission du gouvernement à la mi-journée", a déclaré à l'AFP Adil Benhamza, le porte-parole de ce parti conservateur. - Copyright : AFP/Archives

Rabat (AFP)

Les ministres du parti de l’Istiqlal, principal allié des islamistes au pouvoir au Maroc « doivent présenter leur démission du gouvernement à la mi-journée », a déclaré à l’AFP Adil Benhamza, le porte-parole de ce parti conservateur.

« La décision est prise et nos ministres vont présenter leur démission aujourd’hui (mardi) avant midi (12H GMT) au chef du gouvernement », l’islamiste Abdelilah Benkirane. Celui-ci « doit ensuite porter au roi cette démission collective », a ajouté M. Benhamza.

Le conseil national de l’Istiqlal a décidé, en mai dernier, de se retirer de la coalition gouvernementale emmenée par le parti Justice et développement (PJD, islamiste), ouvrant la voie à un remaniement, voire à des législatives anticipées.

« Si l’un de nos ministres ne démissionne pas, la commission disciplinaire prendra une mesure d’expulsion du parti », a précisé M. Benhamza, joint par téléphone.

Lors d’une réunion lundi du secrétariat général de l’Istiqlal, qui détient plusieurs portefeuilles dont ceux de l’Economie et de l’Education, les dirigeants du parti ont autorisé leur chef Hamid Chabat à mettre en application la décision du retrait du gouvernement, qui avait été suspendue dans l’attente d’un arbitrage royal.

« M. Benkirane avait, depuis mai dernier, suffisamment de temps pour réfléchir à une solution ou à un scénario. En tout, nous nous considérons comme faisant partie de l’opposition », a expliqué le porte-parole de l’Istiqlal joint par téléphone.

Pour expliquer sa décision de quitter le gouvernement, l’Istiqlal, deuxième force à la chambre des représentants avec 60 députés, avait notamment évoqué l’incapacité du Premier ministre islamiste à prendre « en considération la gravité de la situation économique et sociale ».

Cantonnés dans l’opposition pendant des décennies, les islamistes du PJD ont remporté un succès historique aux législatives de fin 2011.

Ne disposant pas de la majorité, ils ont toutefois dû former une coalition hétéroclite au sein de laquelle figurent l’Istiqlal mais aussi le Mouvement populaire (MP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).

Signature : AFP

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