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lections au Kenya : Kenyatta devance Odinga selon des résultats provisoires

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La Commission électorale indépendante et des circonscriptions (IEBC) a souligné que ces résultats proviennent des bastions de Kenyatta, mais s’empresse d’avertir : « Il reste encore un long chemin à parcourir avant de confirmer les résultats globaux des élections ».

Odinga est en lice sous le ticket de la Coalition pour les réformes et la démocratie (CORD), tandis que Kenyatta brigue la présidence sous la bannière de l’Alliance nationale.

Par ailleurs, le président sortant, Mwai Kibaki, est exclu de cette élection après deux mandats à la tête du pays.

Des sources proches de la commission électorale indiquent que les deux principaux candidats à la présidence mènent la course devant six autres concurrents.

Des millions de Kenyans se sont rendus, ce lundi, aux urnes pour élire un président, les députés, les sénateurs, les gouverneurs de comté et les membres des 47 assemblées de comté du pays.

Les responsables électoraux du pays avancent un taux de participation de 70 pour cent, ce qui laisse supposer une légère hausse par rapport aux chiffres des élections de 2007.

Les administrateurs de l’IEBC ont également souligné que le taux de participation peut être plus élevé que le chiffre avancé, en raison du prolongement du scrutin au-delà des heures de fermeture des bureaux de vote à 17.00h, heure locale (14 heures GMT).

Selon les observateurs internationaux, ces élections constituent l’évènement politique le plus important du Kenya depuis les élections controversées de 2007 qui avaient déclenché plusieurs semaines de violences ayant a couté la vie à de 1 500 personnes.

Le bilan macabre des attaques sporadiques perpétrées peu avant l’aube à l’intérieur et autour de Mombasa, au Kenya, s’est alourdit à 19 morts, dont des membres des forces de sécurité.

Ces élections sont partiellement caractérisées par un regain de violence suite aux tensions les ayant précédées, à en croire la presse locale citant de hauts responsables de la police, qui font état d’une série d’incidents violents, attribués à un groupe de sécessionnistes armés de machettes, de fusils, d’arcs et de flèches ayant tué cinq policiers à Monbassa.

Quoiqu’aucun groupe n’ait revendiqué ces attaques, le groupe sécessionniste appelé Conseil républicain de Mombasa avait menacé de lancer une campagne de violence le jour du scrutin pour dissuader les électeurs d’allers aux urnes.

Citant l’inspecteur général de la police, David Kimaiyo, les premières informations faisaient état de la mort de dix assaillants, d’un fonctionnaire électoral et d’un responsable de la sécurité dans des violences ayant éclaté dans la ville de Kilifi.

Par ailleurs, le Premier ministre, Raila Odinga, et le vice-premier ministre, Uhuru Kenyatta, qui est poursuivi par la Cour pénale internationales dans le cadre des violences postélectorales de 2007, ont condamné cette attaque qu’ils ont qualifiée d’« acte odieux ».

Les deux candidats ont appelé au calme, alors que 400 agents de sécurité sont déployés dans la ville tumultueuse de Mombasa pour renforcer la sécurité.

Selon des sources onusiennes, les mouvements des observateurs électoraux internationaux ont été limités en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, qui rappelle étrangement les violences de 2007.

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