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La fille d’Ahidjo adhére au parti de Paul Biya

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Aminatou Ahidjo, la fille du premier chef de l’Etat camerounais, a adhéré au comité de base de Garoua (Nord) du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la formation au pouvoir dirigée par Paul Biya qui était devenu le premier ennemi de son géniteur après le putsch manqué du 6 avril 1984, a constaté APA sur place.L’intéressée, jusque-là discrète depuis son retour au pays, voici quelques semaines, a été reçue vendredi en matinée par le secrétaire général du comité central de cette formation, Jean Nkuété, entouré d’autres hauts cadres.

A la sortie de cette rencontre, Aminatou Ahidjo a qualifié le RDPC, de «parti de rassemblement et de cœur».

Elle a aussi adressé sa «profonde gratitude» à Paul Biya, à qui il a promis «un soutien fort à sa politique».

C’était sa première prise de parole publique, et alors que la polémique fait rage autour de sa posture totalement aux antipodes de celle de sa mère, Germaine Ahidjo, qui exige la réhabilitation de la mémoire de son époux ainsi que le retour de ses restes au Cameroun.

En début de semaine, la presse locale s’était faite l’écho d’une lettre d’Aminatou Ahidjo à Paul Biya, dans laquelle elle se proposait d’apporter un soutien fort à la politique du président de la République à travers une campagne nationale de mobilisation en faveur des candidats du RDPC aux élections législatives et municipales du 30 septembre 2013.

Elle affirmait alors vouloir «porter l’image de l’union, de la concorde et de la réconciliation nationales», consciente de ce que la réalisation des grands projets et la vision d’émergence de son destinataire ne peuvent s’accomplir dans un contexte dispersé ou de cohabitation gouvernementale.

Juriste, politologue et communicateur politique, Aminatou Ahidjo avait aussi évoqué son exil, qui a engendré «la souffrance de la discorde».

Son géniteur, qui s’est éteint le 30 novembre 1989 à Dakar, au Sénégal à l’âge de 65 ans, et dont la dépouille n’a jamais été rapatriée dans son pays natal, a dirigé le Cameroun pendant un quart de siècle avant de démissionner de ses fonctions le 4 novembre 1982, cédant ainsi le poste à son successeur constitutionnel, alors Premier ministre, Paul Biya.

La brouille entre ces deux hommes est née de la conception du démissionnaire, resté leader de l’Union nationale camerounaise (UNC, parti unique) et qui pensait que «le parti définit la politique de la nation, le gouvernement l’applique».

Après la tentative de coup d’Etat d’avril 1984, derrière laquelle on a vu sa main, Ahmadou Ahidjo a été condamné par contumace en 1985 avant d’être amnistié en avril 1991.

Son demi-frère, Mohamadou Badjika Ahidjo, est ambassadeur itinérant depuis le 9 décembre 2011 et, depuis le 14 janvier dernier, président du conseil d’administration de la Société hôtelière du Littoral (SOHLI).

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