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Hongrie: Janos Ader élu nouveau président de la république

Janos Ader, lors de son investiture à la présidence, le 2 mai 2012 à Budapest (© 2009 AFP)

Janos Ader, un co-fondateur du parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orban, a été élu mercredi nouveau président de la république par le parlement hongrois.

Le nouveau président a obtenu 262 voix au parlement, qui compte 386 sièges. Son élection ne faisait aucun doute, le parti conservateur Fidesz ayant une majorité des deux-tiers.

Le parti d’extrême-droite Jobbik a voté contre Janos Ader, alors que les socialistes (MSZP), les Verts (LMP) et les députés de la nouvelle formation de l’ancien chef du gouvernement Ferenc Gyurcsant DK (coalition démocratique, centre-gauche), n’ont pas participé au vote, arguant que le nouveau président, membre stratégique du parti au pouvoir, ne peut représenter « l’unité de la nation hongroise », comme le demande la constitution.

M. Ader a immédiatement prêté serment après le vote. Il prendra ses fonctions le 10 mai.

Dans un discours au ton rassembleur, il a insisté sur l’importance de l’unité de la nation hongroise. « Nos valeurs, nos convictions ou nos croyances peuvent être différentes, mais notre pays à tous est la Hongrie », a-t-il déclaré.

Il a aussi cité un ancien président Laszlo Solyom, pour qui l’unité de la nation était « possible en préservant et en encourageant sa diversité ».

Viktor Orban avait nommé Janos Ader comme candidat au poste de président de la république le 16 avril.

Son prédécesseur Pal Schmitt avait démissionné il y a un mois à la suite d’une affaire de plagiat concernant son doctorat de 1992.

Janos Ader, 52 ans, était jusqu’ici eurodéputé à Bruxelles. Entre 2002 et 2006, il était chef de fraction du Fidesz et il est considéré comme un homme de confiance de Viktor Orban.

La fonction du président en Hongrie est largement protocolaire, bien qu’il soit le dirigeant de l’armée.

Son premier déplacement à l’étranger aura lieu samedi et dimanche en Slovaquie, où il représentera la Hongrie à une réunion des pays de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie).

Signature : BUDAPEST (AFP)

Français de quelle ethnie ?

Oui, on peut – du moins dans certains cas – interroger les Français sur leurs origines ethniques et culturelles, conclut le rapport que le Comité pour la mesure et l’évaluation de la diversité et des discriminations (Comedd) a remis, le 5 février, à Yazid Sabeg, le commissaire à la Diversité et à l’Égalité des chances.

Le groupe d’experts, dirigé par François Héran, ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques (Ined), admet que des chercheurs puissent utiliser des critères ethniques pour des « enquêtes ciblées », sous contrôle « accru » de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Il exclut en revanche qu’on les utilise pour réaliser de vastes enquêtes publiques, comme celles de l’Insee, préconisant dans ce cas de s’en tenir aux données de l’état civil (pays de naissance, nationalité…).Pour le recensement annuel de la population, le pays de naissance et la nationalité des parents pourront être demandés.

Les entreprises souhaitant réaliser des enquêtes sur la diversité devront elles aussi se fonder uniquement sur des critères issus de l’état civil. Yazid Sabeg a confié à J.A. être favorable à ce type d’initiative, afin « d’évaluer les retards accumulés en matière d’embauche des minorités ».

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