ul>
Vous êtes ici :accueil » international » Royaume-Uni: revers des conservateurs au pouvoir aux élections locales à mi-mandat

Royaume-Uni: revers des conservateurs au pouvoir aux élections locales à mi-mandat

Nick Clegg visite une usine Bentley, le 3 avril 2012 à Crewe, dans le nord-ouest de l'Angleterre (© 2009 AFP)

L’opposition travailliste a enregistré une nette poussée en Angleterre et au Pays de Galles lors d’élections municipales partielles qui font figure d’avertissement pour le gouvernement de coalition du conservateur David Cameron à mi-mandat.

A Londres cependant, le maire sortant, le conservateur Boris Johnson, a été réélu avec 51,5% des voix devant le travailliste Ken Livingstone (48,5%) qui a dirigé la ville de 2000 à 2008, selon les résultats officiels publiés vendredi soir.

La victoire de Boris Johnson est une consolation pour le gouvernement de coalition, composé des conservateurs et des libéraux-démocrates et qui a enregistré de mauvais résultats aux élections municipales partielles de jeudi.

L’opposition travailliste a emporté de nombreux conseils municipaux, surtout dans le centre et le sud de l’Angleterre, ainsi qu’au Pays de Galles, des régions jugées cruciales pour un éventuel retour des travaillistes au pouvoir en 2015.

La deuxième ville du pays, Birmingham (centre de l’Angleterre), ainsi que Southampton (sud), Plymouth (sud-ouest) et Cardiff, la capitale du Pays de Galles, ont été gagnées par les travaillistes.

Plus de 5.000 sièges étaient en jeu jeudi dans 181 conseils municipaux d’Angleterre, d’Ecosse et du Pays de Galles.

Dans le détail, les travaillistes ont décroché 824 sièges supplémentaires et contrôlent 75 des 181 conseils qui étaient en jeu lors de ce scrutin, tandis que les conservateurs ont perdu 403 sièges et ne dirigent plus que 42 conseils municipaux, selon des résultats définitifs.

En Ecosse, le Parti national écossais (SNP), parti indépendantiste qui dirige cette région britannique semi-autonome, et le Labour ont remporté de forts gains. Les travaillistes ont pris le contrôle de la capitale Edimbourg, jusqu’alors dirigée par les libéraux-démocrates.

Le vote de jeudi, avec une participation très faible estimée à 32%, sanctionne la politique d’austérité du gouvernement qui accumule les déboires depuis des semaines.

Le Royaume-Uni est officiellement retombé en récession économique au premier trimestre 2012 (-0,2%). L’opposition et les syndicats accusent le gouvernement d’avoir « tué la croissance » en « allant trop vite et trop loin » dans les coupes budgétaires, tandis que le chômage se maintient à des niveaux records, avec 2,65 millions de demandeurs d’emploi en février.

Mais vendredi, le Premier ministre conservateur David Cameron a annoncé qu’il maintenait le cap: « Nous devons prendre des décisions difficiles face à la dette, au déficit et à une économie en pièces héritée (du précédent gouvernement travailliste), et nous continuerons à prendre ces décisions nécessaires pour le pays ».

Son ministre des Affaires étrangères, William Hague, a minimisé l’impact du scrutin comme étant « dans la fourchette habituelle pour des résultats à mi-mandat ».

Le chef des travaillistes Ed Miliband, dont l’autorité sort renforcée de ce scrutin, s’est félicité d’avoir « reconquis la confiance des gens et regagné du terrain », tout en prévenant « qu’il reste du travail » d’ici aux législatives prévues en 2015.

De leur côté, les libéraux-démocrates qui payent leur participation au gouvernement de coalition avec les conservateurs, encaissent leurs plus mauvais résultats historiques. Leur chef Nick Clegg a évoqué une « nuit difficile et décevante ».

Autre déconvenue pour le Premier ministre, son appel à élire directement au suffrage universel les maires d’une dizaine de grandes villes n’a pas été suivi. Au moins huit villes ont rejeté l’idée dans des référendums locaux.

Signature : Marie-Pierre FEREY LONDRES (AFP)

© 2009-2014 StarAfrica

Revenir en haut de la page