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Explosion d’une bombe dans un lycée en Italie: deux suspects interrogés par la police

Des policiers devant le lycée de Brindisi après l'explosion d'une bombe le 19 mai 2012 (© 2009 AFP)

Deux personnes ont été interrogées par la police de Brindisi (sud-est de l’Italie) dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a tué une élève et en a blessé cinq autres samedi matin devant un lycée de la ville, a indiqué dimanche le site internet du Corriere della Sera.

« La piste suivie par la police est celle de l’action terroriste », a indiqué le journal italien en reprenant des informations du site local d’information www.Brindisireport.it. Selon Brindisireport, ces personnes auraient été « identifiées grâce à des enregistrements de caméras de surveillance » à proximité du lycée.

Une bombe de fabrication artisanale a explosé vers 7H45 (5H45 GMT) alors que les élèves arrivaient pour les cours du samedi matin, au lycée professionnel Morvillo-Falcone, du nom du magistrat sicilien Giovanni Falcone et de son épouse Francesca Morvillo, tués dans un attentat mafieux en 1992.

Selon les informations de Brindisireport dont le site n’était plus accessible dimanche matin, l’un des suspects est un ex-militaire de carrière avec des connaissances en électronique et aurait des proches qui vendent des bonbonnes de gaz à usage domestique. La police a perquisitionné les domiciles des suspects.

L’attentat inédit en Italie pour la cible choisie –une école– et non revendiqué a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Des manifestations ont eu lieu notamment à Rome, Naples, Milan ou Bologne.

Les manifestants ont exprimé la crainte d’une nouvelle vague d’attentats comme ceux de 1992 et 1993 qui avaient visé les juges anti-mafia Falcone et Borsellino et des bâtiments publics.

Mais beaucoup redoutent aussi un retour aux années de plomb du terrorisme quand les opérations des Brigades rouges et du « terrorisme noir » néo-fasciste firent 415 morts dans 15.000 attentats entre 1969 et 1988.

Le 7 mai, Roberto Adinolfi, patron d’Ansaldo Nucleare, une filiale du groupe Finmeccanica, avait été blessé aux jambes en plein centre de Gênes (nord-ouest) par des tirs, une agression revendiquée deux jours plus tard par une cellule du groupuscule anarchiste FAI (Fédération anarchiste informelle) qui a annoncé avoir sept autres cibles.

L’Italie vit une situation particulière, qualifiée par certains de « vide politique » avec un gouvernement technique dirigé par l’ex-commissaire européen Mario Monti, alors que le pays est plongé dans une récession qui a provoqué un profond malaise social.

Signature : ROME (AFP)

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