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Egypte: informations contradictoires sur un remaniement ministériel

Le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait de l'Egypte, au Caire, le 11 février 2012 (© 2009 AFP)

Des informations contradictoires circulaient mardi en Egypte sur un remaniement ministériel qui fait l’objet d’un bras de fer entre les militaires au pouvoir et les Frères musulmans, première force politique du pays.

Dimanche, l’Assemblée du peuple, dominée par les Frères, a décidé de suspendre ses séances pendant une semaine pour protester contre le refus du Conseil suprême des forces armées (CSFA), à qui Hosni Moubarak a remis le pouvoir en démissionnant sous la pression populaire l’an dernier, de limoger le gouvernement.

Les Frères musulmans ont ensuite annoncé que le président de l’Assemblée Saad el-Katatni, l’un de leurs membres, avait reçu un appel du CSFA lui promettant un remaniement imminent.

« Il n’y a rien de nouveau, nous attendons toujours. La balle est dans leur camp », a dit à l’AFP mardi Essam al-Eriane, un haut responsable de la confrérie, en référence aux militaires.

« Les séances du Parlement sont toujours suspendues et reprendront dimanche. S’il y a du nouveau d’ici là, nous adopterons une nouvelle position », a-t-il ajouté sans plus de détails.

M. Eriane a confirmé que M. Katatni avait reçu un appel d’un membre du CSFA lui affirmant qu’un remaniement ministériel était prévu. Il n’a pas identifié le responsable militaire mais a précisé qu’il ne s’agissait pas du maréchal Hussein Tantaoui, le chef de la junte au pouvoir.

Selon le quotidien pro-gouvernemental Al-Gomhouriya de mardi, un remaniement aura bien lieu mais ne concernera que quelques ministères, dont les Affaires étrangères.

Toutefois, le ministre chargé des Affaires parlementaires, Mohammed Attiya, dément, selon le journal gouvernemental Al-Ahram: « Le gouvernement de Kamal Ganzouri restera en place jusqu’à la fin juin », fin de la période de transition.

« A ma connaissance, il n’y a pas de remaniement ministériel. Et s’il se fait, le Premier ministre l’annoncera lui-même », a de son côté indiqué la ministre du Plan et de la Coopération internationale, Fayza Aboul Naga, citée par le quotidien indépendant Al-Chourouq.

Depuis son entrée en force au Parlement, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans, met la pression sur le pouvoir militaire pour qu’il limoge le gouvernement et nomme le PLJ à la tête d’un nouveau cabinet.

Signature : LE CAIRE (AFP)

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