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Bissau: les pays lusophones demandent des sanctions contre les putschistes

Le ministre angolais des Relations extérieures Georges Chikoti (G) et le ministre portugais des Affaires étrangères le 15 septembre 2011 à Lisbonne (© 2009 AFP)

La Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), réunie samedi à Lisbonne, a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’appliquer des sanctions contre les responsables du coup d’Etat du 12 avril en Guinée-Bissau.

Les pays de la CPLP ont demandé à l’Onu « d’imposer des sanctions visant les militaires et civils impliqués dans le coup d’Etat » en Guinée-Bissau, indique un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats lusophones réunis à Lisbonne.

Georges Chikoti, ministre des relations extérieures de la République d’Angola et président de la CPLP, a en outre manifesté son désaccord avec la proposition des dirigeants ouest-africains d’élire un président intérimaire issu d’un nouveau bureau de l’Assemblée nationale dans le cadre de la transition démocratique.

« Ce n’est pas notre solution », a-t-il affirmé à l’issue de la rencontre, « car elle va à l’encontre de certains principes fondamentaux ».

La CPLP « réitère sa position de tolérance zéro contre le coup d’Etat. Cette position continue de prévaloir au niveau de la CPLP », a-t-il dit.

A Dakar, les chefs d’Etat de la Cédéao ont recommandé jeudi « pour diriger la transition » en Guinée-Bissau « que l’Assemblée nationale renouvelle son bureau et le nouveau président de l’Assemblée assurera la fonction de président par intérim, ensuite un Premier ministre de consensus sera désigné pour conduire un gouvernement de large ouverture ».

Le sommet a en outre indiqué que « le président intérimaire et le Premier ministre de transition ne seront pas candidats à la présidentielle » devant être organisée à l’issue d’une transition de douze mois.

Secoué par des convulsions politiques et militaires depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération, la Guinée-Bissau a été ébranlée le 12 avril par un nouveau coup d’Etat militaire.

Signature : LISBONNE (AFP)

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