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Appel à la mobilisation des ressources pour aider l’Afrique à faire face au changement climatique

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Le bureau de la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie (AMCOMET), a adopté vendredi à Harare, au Zimbabwe, un plan de mobilisation des ressources pour aider le continent africain à faire face aux effets du changement climatique.
Les ministres africains de la Météorologie planchaient depuis lundi dans la capitale zimbabwéenne, sur le ‘’projet de programme de mise en œuvre de la Stratégie africaine intégrée pour la météorologie, période 2014-2018 ».

Ils ont notamment discuté de la mobilisation des ressources au titre des investissements prioritaires, en vue de développer la résilience aux catastrophes climatiques, ce qui comprend l’élaboration d’une politique spatiale panafricaine.

Selon les conclusions de la rencontre reçues à APA, le bureau de l’AMCOMET appelle les pays africains à plaider¸ ‘’dans le cadre de la Conférence des Etats- Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), pour qu’une partie du Fonds vert pour le climat soit allouée au renforcement des capacités des pays en développement pour leur permettre de fournir des services météorologiques et climatologiques efficaces afin de faciliter l’adaptation au changement climatique par le renforcement des infrastructures et des capacités humaines ».

Le bureau demande par ailleurs aux Etats membres de l’AMCOMET ‘’de s’engager de façon proactive avec les partenaires du développement afin de trouver des sources de financement pour la mise en œuvre de la Stratégie africaine intégrée pour la météorologie ».

Il appelle ‘’Les Etats membres, Communautés économiques régionales, Centres climatiques régionaux et autres partenaires du développement d’assurer la cohérence des programmes de développement et initiatives connexes, en cours et à venir, avec la Stratégie africaine intégrée pour la météorologie et ce, dans la mesure du possible ».

Il est enfin demandé ‘’instamment aux pays membres de l’AMCOMET de participer à la réunion des comités techniques spécialisés sur l’agriculture, le développement rural, l’eau et l’environnement qui sera organisée en 2015 par la Commission de l’Union africaine, afin de s’assurer qu’un sous-comité sur la météorologie soit créé ‘’.

‘’Notant que la météorologie et le climat touchent tous les secteurs de la vie, les ministres en charge de la météorologie sont instamment invités à donner une priorité supérieure à l’AMCOMET dans leurs plans d’actions », toujours selon les conclusions de la rencontre.

Le changement climatique occasionné par le mauvais temps et les événements météorologiques extrêmes exacerbe certaines difficultés en Afrique, telles que l’insécurité alimentaire et la propagation des maladies.

Pour la seule année 2012, environ 37,3 millions d’Africains ont été affectés par les risques hydrométéorologiques, ce qui représente une augmentation de 43,3 % de la moyenne annuelle au cours de la dernière décennie, selon les chiffres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Face à cette situation, la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie intensifie ses efforts d’intégration de services météorologiques et climatologiques aux cadres de développement nationaux et sous-régionaux, dans le but de sauver des vies et d’améliorer l’existence des communautés. Une approche novatrice est nécessaire à l’introduction de nouvelles mesures adaptatives visant à renforcer la résilience des communautés face aux effets néfastes du changement climatique.

‘’Chaque pays africain doit être impliqué dans la transformation progressive de ce continent », avait déclaré, à la veille de la rencontre, Rhoda Peace Tumusiime, commissaire de l’Union africaine pour l’économie rurale et l’agriculture. ‘’ Dans le cadre de notre +Agenda 2063 – L’avenir que nous voulons pour l’Afrique+, la prise en charge de services météorologiques et climatiques est essentielle au renforcement de la résilience de notre continent », avait-t-elle ajouté.

‘’Cette stratégie historique a pour but de maximiser la contribution des services météorologiques au développement durable, en obtenant les ressources et la reconnaissance nécessaires des gouvernements », avait pour sa part indiqué Saviour Kasukuwere, ministre zimbabwéen de l’Environnement, de l’Eau et du Climat et président de l’AMCOMET.

Souvent confrontée à des tempêtes de sable dans la région du Sahel, à des cyclones dans sa partie australe et à des épisodes de sécheresse dans sa corne, l’Afrique reste le continent le plus vulnérable face aux catastrophes naturelles.

Lors d’une conférence en août 2013, à Arusha, en Tanzanie, des climatologues venus de tous les coins de la planète avaient exhorté les gouvernements africains à veiller à ce que le peu d’informations climatiques disponibles sur le continent soit accessible à ceux qui en ont le plus besoin.

‘’Même si l’Afrique a des moyens très limités, il y a des choses que nous pouvons faire. Il faut surtout que nous changions nos méthodes de travail, qu’une coordination soit mise en place pour que l’information existante soit partagée », avait estimé l’un des participants, le Professeur Pius Yanda, de l’Université de Dar-es-Salaam, en Tanzanie.

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