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Amadé Ourémi, transféré à Abidjan après son arrestation à l’Ouest

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Le Chef milicien, Amadé Ourémi, arrêté samedi à l’Ouest sans ‘’incidents majeurs », a été transféré dimanche à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.
Selon une source militaire proche de l’Etat-major des armées ivoiriennes, le transfert s’est fait dans la nuit de samedi à dimanche.

Soupçonné par plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, de graves crimes contre l’humanité, M. Ourémi d’origine burkinabé a été arrêté samedi dans la forêt du Mont Péko qu’il occupe depuis des années.

Il a été conduit dans le principal camp militaire de Duékoué, la capitale de la région du Guémon après son arrestation dans le village de Bagohouo. Le désarmement de ses hommes a ‘’immédiatement » suivi son arrestation.

Des soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO), dirigé par le Commandant Losseni Fofana dit ‘’Loss » ont lancé jeudi une offensive sur la forêt du Mont Péko où se trouvait Amadé Ourémi avec ses miliciens, estimés à plus d’une centaine.

Depuis les années 2000, M. Ourémi défiait l’autorité de l’Etat dans cette forêt devenue sa ‘’chasse gardée » où il cultivait notamment le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial.

Amadé Ourémi a été d’un apport très ‘’appréciable » du côté des forces pro-Ouattara quand celles-ci étaient engagées dans la bataille armée post électorale de décembre 2010 à avril 2011 face aux soldats et mercenaires proches du régime de Laurent Gbagbo.

Cette crise a causé au moins 3000 morts suite au refus de M. Gbagbo de reconnaitre la victoire de son challenger, Alassane Ouattara à l’issue du second tour de la présidentielle de novembre 2010.

L’arrestation de M. Ourémi, également appelé ‘’Nikiéma » (vieux en langue burkinabé moré), intervient deux semaines après la visite du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara dans la région de l’Ouest. Les populations avaient à cette occasion de façon récurrente dénoncé, le ‘’règne » de M. Ourémi.

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