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Adoption du projet de loi de finances 2014 de Madagascar

Le Congrès de la Transition, chambre basse du Parlement de la transition malgache, a adopté lundi, le projet de loi de finances 2014 d’un montant de 479 milliards d’ariary.

Selon des spécialistes contactés par APA, la loi de finances qui vient d’être adoptée sera rectifiée une fois que le prochain gouvernement malgache sera mis en place au lendemain des élections.

« C’est normal qu’il y ait une correction car le prochain exécutif doit disposer des moyens lui permettant de travailler » avance un employé du ministère des Finances.
Le secteur privé a notamment dénoncé un manque de concertation entre tous les acteurs du développement du pays.

La célérité avec laquelle les membres de cette chambre basse du Parlement de la transition ont voté le budget a provoqué de fortes critiques non seulement dans l’opinion publique mais également chez certaines entités politiques.

En effet, la loi a été adoptée sans amendement.
« Les membres du CST ne sont plus préoccupés par la bonne marche de l’Etat. Ils se contentent de faire passer les lois comme une lettre à la poste » avancé Rajaoarivo Pauline, une Tananarivienne de 56 ans.

Selon sa voisine, épicière à Itaosy, dans la banlieue sud d’Antananarivo, « rien d’étonnant, les parlementaires se contentent de faire le minimum syndical pour pouvoir toucher leurs indemnités ».

Un membre du Congrès de la Transition qui a voulu garder l’anonymat estime comprendre de telles critiques.
« Il faut nuancer dans la mesure où l’actuelle cession devrait être la dernière pour les parlementaires.

Il est donc normal que les membres de deux chambres parlementaires ont maintenant les yeux tournés vers les élections législatives prévues pour le 20 décembre prochain. Ils ne s’intéressent plus réellement aux activités de cette transition en fin de régime » a-t-il expliqué.

Le taux de croissance prévu est de l’ordre de 3%. Selon le ministère de Finances, cette croissance résultera de la redynamisation des activités de production.

Le secteur primaire devrait avoir une croissance de 1,5% (l’agriculture progressera de 0,8%, l’élevage et la pêche de 2,8%), le secteur secondaire de 10,5% et constitue le principal moteur de la croissante attendue.

Enfin, le secteur tertiaire devrait progresser de 2,5% grâce à la dynamisation des secteurs financiers notamment l’assurance et les banques.

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