19 morts selon le dernier bilan des violences électorales au Kenya
Selon la presse locale citant de hauts responsables de la police, une série d’incidents violents survenus à Changamwe et à Kilifi, non loin de Mombasa, attribués à un groupe de séparatistes armés de machettes, de fusils, d’arcs et de flèches ont tué au moins neuf personnes, dont cinq policiers.
Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques, mais un groupe sécessionniste appelé Conseil républicain de Mombasa avait menacé de lancer une campagne de violence le jour du scrutin pour dissuader les électeurs d’allers aux urnes.
Citant l’inspecteur général de la police, David Kimaiyo, les premières informations faisaient état de la mort de dix assaillants, d’un fonctionnaire électoral et d’un responsable de la sécurité dans des violences ayant éclaté dans la ville de Kilifi, située à une heure de route de Mombasa.
Par ailleurs, le Premier ministre, Raila Odinga, et le vice-premier ministre, Uhuru Kenyatta, les deux favoris de l’élection, ont condamné cette attaque qu’ils ont qualifiée d’« acte odieux ».
Les deux candidats ont appelé au calme, alors que 400 agents de sécurité sont déployés dans la ville tumultueuse de Mombasa pour renforcer la sécurité.
Selon des sources onusiennes, les mouvements des observateurs électoraux internationaux ont été limités en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, qui rappelle étrangement les violences ayant a causé la mort de 1 500 personnes à la suite des élections controversées de 2007.
Quelque 14,3 millions de Kenyans sont appelés aux urnes pour choisir leur président sur huit candidats. Celui des aspirants qui aura 51% des voix et 25% du suffrage dans au moins 24 des 47 circonscriptions sera déclaré vainqueur.
Par ailleurs, quelque 2.637 électeurs kényans devraient voter dans les pays voisins tels que l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi.
Outre leur futur chef d’Etat, les Kényans devront également choisir les 290 membres du parlement, les 47 femmes-déléguées, les 290 membres du premier Sénat national, les 47 gouverneurs de comté et les vice-gouverneurs ainsi que les centaines de membre des assemblées des 47 comtés.
Les huit candidats en lice pour la future présidence de la République sont :
- Le Premier ministre sortant Raila Odinga âgé de 68 ans et fils du premier vice-président du Kenya Jaramogi Ajuma Oginga Odinga.
- Le militant des droits civiques, Paul Muite. Agé de 67 ans, il incarne la lutte de l’ancien mouvement Mau Mau pour la réparation coloniale vis-à-vis du gouvernement britannique.
- L’avocat Martha Karua, âgée de 55 ans et seule candidate féminine.
- Le vice-Premier ministre sortant Musalia Mudavadi âgé de 52 ans et colistier de Odinga en 2007.
- Le vice-Premier ministre sortant, Uhuru Kenyatta, âgé de 51 et fils du premier président de la république kényane, Jomo Kenyatta.
Il est cependant actuellement poursuivi par la Cour pénale internationale (TPI) pour son implication des violences postélectorales de 2007-2008.
Son procès devrait commencer juste après le scrutin.
- L’ingénieur forestier, James ole Kiyapi, âgé de 51 et chef du parti Reconstruire et Réhabiliter le Kenya.
- Le ministre-adjoint, Peter Kenneth, âgé de 47 ans et membre de la coalition qui regroupe le Congrès national kényan (KNC) et le Parti de l’action (POA)
- L’enseignant, Mohammed Abduba Dida, âgé de 40 ans et membre de l’Alliance pour le vrai changement (ARC)omtés.